mardi 9 février 2010

Tuto de la trousse zippée doublée

(Spéciale dédicace à Madame Dé !!!)


Ingrédients et recette :


Couper quatre morceaux de tissu, de dimensions égales.
La longueur sera celle de la fermeture à glissière,
la hauteur dépend de la profondeur qu'on veut donner à la trousse.
Ici, les rectangles font 23 x 13 cm.


Poser l'endroit de la fermeture contre l'endroit du tissu extérieur,
puis la doublure (endroit contre endroit).
La fermeture est alors prise entre les deux épaisseurs de tissu.
Épingler à quelques millimètres du bord.


Régler la position de l'aiguille pour qu'elle soir décentrée
(cela facilite la piqûre qui se trouve alors plus près de la fermeture).

(Colchique, tu penseras à dépoussiérer ta machine !)


Mettre l'ouvrage sur l'endroit et bien appliquer les épaisseurs
l'une contre l'autre en tirant un peu sur la couture.
Repiquer sur l'endroit le long de la fermeture.


En cas de difficulté pour piquer la toile cirée qui accroche parfois au pied de biche,
poser une bande de Scotch à l'endroit du passage de l'aiguille et piquer à points assez larges.


Pour ne pas être gêné par la navette (bidule qui sert à ouvrir ou fermer !) de la fermeture,
ne pas hésiter à ouvrir ou fermer au cours de la piqûre,
en laissant l'aiguille piquée dans le tissu et en levant le pied de biche...


(extérieur)

(doublure)

Procéder de la même façon avec les deux autres morceaux de tissu (extérieur et doublure). Les quatre morceaux sont fixés deux à deux et séparés par la fermeture.
Il faut maintenant fixer les côtés.

Réunir les deux morceaux de doublure et les épingler en vérifiant l'alignement des côtés et des coutures. Faire la même chose avec les deux morceaux extérieurs. Épingler en laissant une ouverture de 5 cm minimum sur la largeur de la doublure,
ce qui servira à retourner la trousse à la fin de la couture.
Coudre en une seule fois en faisant le tour (et en veillant à bien laisser l'ouverture)



On obtient deux rectangles séparés par la fermeture. Vérifier que les bords sont bien en vis-à-vis au niveau de la glissière.


Aplatir les coins de sorte que les coutures du fond et du côté
soient l'une sur l'autre et qu'ils dessinent un nouvel angle.
Épingler à 2 cm de l'angle (cela peut-être plus, c'est ce qui détermine le fond de la trousse). Faire de même aux quatre coins. Piquer.



Couper à 5 mm de la couture pour obtenir des coins propres
et pointus une fois le travail retourné.
On obtient ceci :


Il ne reste plus qu'à passer la trousse dans la doublure et à la retourner.


Et puis fermer la doublure avec une petite couture invisible après avoir sorti (délicatement !) les coins avec une paire de ciseaux par exemple.

Petit "contrôle-qualité" au niveau des coutures qui doivent être alignées...



Et voilà le travail !!


Ah ! mes trousses !

Trousse doublée à coins carrés
(par opposition aux angles droits...)
(je dis ça mais je ne sais même pas si c'est comme ça qu'on dit !!
pfff ! n'importe quoi ce blog !
d'ailleurs, message perso :
Wikio si tu traînes par-là, vire-moi vite,
j'ai horreur de ce genre de classement à la noc !...)

Tuto en préparation !!
en ligne ce soir (tard) ou demain...



samedi 6 février 2010

En vrac

Un sac cousu dans les chutes d'un tissu (qui avait servi à recouvrir une chauffeuse)
pendant mes vacances, pour rapporter tout ce que j'avais acheté pendant les soldes (Colchique dans les frais !!)...




Deux petites tuniques blanches en 3 ans,
avec un pli d'aisance dans le dos




Et le même modèle en 12 ans, dans un coton bleu ciel

jeudi 4 février 2010

Mi-laine mi-coton





Elle était aussi grande que moi et je ne sais pourquoi elle s'appelait "la grande Cathy", ou peut-être "la Katouche". Mon souvenir est imprécis parce que je ne l'ai jamais vraiment adoptée. Pourtant, elle avait été conçue pour me ressembler. Elle avait deux longues tresses serrées par des rubans assortis à sa robe, taillée dans le même tissu que celle que j'avais portée pour le Noël de mes quatre ans, avec un grand col en dentelle. Elle avait les yeux verts et des bras presque plus longs que les miens, des sous-vêtements en broderie anglaise et des chaussures en feutrine fermées par un petit bouton au dos rond. Ses mains ressemblaient à des moufles et elle ses jambes étaient très fines. Parfois, je la prenais dans mes bras pour valser avec elle sur le disque de Strauss sur la pochette duquel je détaillais la photo d'un bal dans un palais viennois, avec des centaines de belles dames aux chignons soignés et aux bijoux somptueux. Et puis je la reposais dans un coin, sans savoir comment jouer avec elle, sans vraiment la trouver jolie. Elle plaisait à mes amies, sans doute en raison de sa grande taille qui s'approchait de la nôtre. C'est au travers du regard des autres que j'ai découvert la fierté de pouvoir dire que c'était ma grand-mère qui l'avait faite pour moi, qu'elle l'avait créée de toutes pièces... oui, même les petites chaussures et les yeux verts brodés symétriquement. C'est grâce à leurs yeux que j'ai regardé les ouvrages autrement, mesurant autant le travail que ma chance, moi qui n'avais qu'à émettre un souhait, décrire la robe que j'avais rêvée et puis choisir dans les piles de tissus...
En m'appliquant à broder les yeux bleus de la poupée à qui je venais de donner un corps, j'ai pensé à la petite fille qui la découvrirait bientôt, sans réaliser qu'elle tiendrait sous ses doigts juste un peu de jersey de coton et de la laine de mouton qui sent un peu l'animal quand on s'en approche vraiment. Elle ne verrait pas les heures passées à préparer la chevelure et à modeler le visage, cherchant la bonne largeur pour la bouche et la bonne hauteur pour les yeux... Les enfants m'ont demandé si c'était pour eux ou pour moi, visiblement étonnés que je puisse me séparer de ces poupées auxquelles je m'attache en prenant soin d'elles, à ma façon, retouchant un peu l'oeil droit ou en ajoutant quelques mèches de cheveux, recommençant les tresses autant de fois qu'il le faut pour avoir un résultat qui me satisfait. Ils trouvent cela tout naturel mais découvrent aussi cette petite fierté né du regard d'autrui en réalisant que toutes les mamans ne peuvent pas faire ce que les mains de la leur exécutent...
Les poupées sont terminées, toutes les deux habillées de neuf. Elles partiront vers les petites mamans qui les attendent, qui ont peut-être choisi les prénoms que j'ignore encore mais que je broderai sur les sacs dans lesquels je les rangerai pour l'envoi. Pour le moment, elles se serrent l'une contre l'autre, se promenant du canapé aux petites chaises en osier et terminant souvent leur promenade sur la pile de tissus coupés en attente, juste derrière ma machine à coudre, surveillant mon travail du coin de l'oeil et me donnant l'occasion de les regarder pour quelques jours encore et de les garder, juste un peu...

mercredi 3 février 2010

Numéro 5




Une petite nouvelle, blonde comme les blés...

lundi 1 février 2010

En attendant l'adoption...

Je la regarde et je me demande quel prénom elle portera,
si sa petite maman aura autant de plaisir à jouer avec elle
que j'en ai eu à la fabriquer...

J'y retourne, une autre m'attend !







samedi 30 janvier 2010

Samedi, jour de tri...

Les tiroirs sont pleins...
Je n'ai pas été raisonnable en allant hier dans le Sentier...
mais c'est tellement bon de ne pas être sage !
Résultat (d'une partie... hum hum !!) de la "tissuthèque" en images...
(han ???!!! demain, j'arrête... et je coupe...
et je couds, couds, couds...)

les rayures :


les pois :
gris, rose, prune, rouge, multicolore psychédélique et bleu roi



les fleurs
:


les carreaux :
gris, ciel, chocolat, parme, madras mauve et coton rose


les unis :
blancs : piqué de coton, voile de coton, broderie anglaise ;
plumetis rose pâle et framboise
coton et toiles roses
popeline gris tourterelle


les lins :
rose thé, rose indien, framboise, prune, blanc, noir, gris, naturel et ficelle...



les vichys :
gros, moyen, petit... parme, framboise, rose, rouge, ficelle, ciel, roi, marine, mauve et noir...



vendredi 29 janvier 2010

Expérience culottée (recyclage, 2ème épisode)





Le coton était jauni et ne dépassait qu'un peu de borderies et quelques poussières de monogrammes délicats. Je ne savais ce qui pourrait advenir de ce lot de trois culottes de grand-mère, mais il m'était impossible de laisser si beau linge en terre inconnue. J'étais contente de ma trouvaille, sans pouvoir vraiment en trouver la raison, sans savoir ce que je pourrais bien en faire. Mais peu importait. J'aime le vieux linge et imaginer une dame mettre autant de soin à ses sous-vêtements suffisait à mon plaisir. C'était un peu comme si j'avais sauvé son ouvrage.
Je l'ai rangé dans une boîte qui garde les trésors du même genre, d'anciennes chemises de nuit, des tabliers à petits plis, des taies d'oreiller usées et moult dentelles et monogrammes glanés ça et là... Je les ai dépliées quelquefois, cherchant l'idée qui pourrait redonner vie aux deux initiales finement brodées. J'ai laissé passer l'automne qui ne sied pas à ce joli coton et c'est en me promenant dans la neige que j'ai imaginé mes pieds nus dans les sandales, cherchant à retrouver les sensations du soleil sur ma peau, les bruit sde l'été et la légèreté des robes. Je sais que ce temps reviendra, même s'il faut faire un effort pour se souvenir de ce qui a été, il n'y a pas si longtemps. J'ai imaginé les soirées douces du mois d'août et les quatre ans de ma petite fêtés en Charente, selon son souhait. J'ai rêvé à ses épaules nues et dorées, à ses mèches éclaircies par le soleil et au parfum du grand air sur sa peau. J'ai vu des petits vêtements aériens et tout blancs, délicats et légers. Et j'ai su que le moment était venu de dépasser l'hiver pour préparer les beaux jours.
J'ai ressorti de leur cachette les trois culottes qui avaient appartenu à la même dame et j'ai pensé à mes propres grands-mères, à la stupeur qu'aurait suscité chez elle mon projet. L'une se serait sans doute empressée de me sortir sa réserve de tissus pour que je puisse faire un choix et tailler dans le neuf, choquée sans doute que je veuille convertir des sous-vêtements en tenues pour petite fille. L'autre m'aurait proposé de broder un joli coton immaculé, tentant vainement de me convaincre de tailler dans la vieille toile jaunie pour en faire des chiffons à poussière, comme elle le faisait avec ses draps usés. Et puis elles auraient fini par capituler devant mon entêtement à vouloir leur prouver qu'il y avait bien quelque chose à faire de ces culottes en taille 50...
J'ai d'abord fait tremper le coton dans un mélange savant et la chimie a rendu à la toile sa blancheur d'antan. J'ai repassé chaque pièce, reculant un peu l'instant fatidique du premier coup de ciseaux. Et puis je me suis lancée...
Le premier petit pantacourt est apparu très vite, mais je pensais déjà à ce qui allait suivre, à cette pièce brodée et monogrammée particulièrement fine que je devais mettre en valeur. Il me fallait prendre un peu de temps, au moins celui de poser les morceaux de tissu sur la demoiselle pour qui tout cela était destinée. Je n'avais pas le droit à l'erreur et je crois que cette idée ne faisait qu'attiser ma hâte et mon envie. J'ai repensé à mes grands-mères. L'une m'aurait sans doute démontrer que l'emmanchure serait trop serrée et le monogramme à l'envers. L'autre aurait sans doute observé sans rien dire, me laissant avancer comme je l'entendais, comme elle le faisait quand je voulais crocheter à ses côtés...
J'ai respiré profondément en découpant autour des deux jolies lettres... "VJ". Si j'avais pu, j'aurais envoyé un petit mot aux héritiers pour leur dire que leur aïeule revivait un peu... Ils m'auraient sans doute ri au nez. Qui donc peut bien se préoccuper des culottes de sa grand-mère ? Je me suis retrouvée avec six rectangles et je les ai assemblés, à la manière d'une robe que j'avais faite il y a quelques mois, dans d'autres dimensions et avec un patron qui n'offrait pas grandes surprises. J'ai cousu, trop tard, à la lumière qui fait mal aux yeux. J'ai monté les manches à l'envers et j'ai troué un peu l'empiècement brodé. J'ai tremblé et j'ai ragé contre ma bêtise. Je déteste faire les mêmes erreurs qu'à mes débuts et m'aperçois que l'assurance de piquer sans épingles me jouent encore des tours. Alors, je réapprends la sagesse et le soin, comme une petite fille qui pense pouvoir écrire droit sur une feuille sans lignes... Il n'était pas question que je me couche sans avoir terminé l'ouvrage qui prenait vie doucement mais sûrement. J'avais déjà oublié la forme initiale. Je pensais déjà à l'été, aux petits bras ronds qui dépasseraient des manches et au blanc qui ferait ressortir le hâle de sa peau dorée. Le petit haut assorti au pantalon était là, avec encore quelques petits fils qui dépassaient. J'ai failli vérifier que sa tête passait bien dans l'encolure. J'ai failli la réveiller en tentant les essayages dans son sommeil. J'ai regardé une dernière fois mon travail. Et j'ai pensé à mes grands-mères. Je crois que, l'une comme l'autre, chacune à sa manière, m'aurait donné raison. Peut-être même qu'elles m'auraient donné leurs anciennes culottes, qui sait ?


jeudi 28 janvier 2010

Recyclage



Avec les culottes de grand-mère, pour peu qu'elles soient bien larges (euh... c'est au moins du 50 ça !!!), on peut faire une foule de petites choses pour les beaux jours qui approchent... si si, je les entends qui arrivent !! Première transformation, basique et facile : un pantalon. Il suffit de couper sur les coutures existantes et tailler ensuite dans le tissu mis à plat.


Pour limiter les coutures, j'ai collé les côtés dos et devant de mon patron (façon bloomer en deux pièces des Intemporels) que j'ai posés sur les deux morceaux de coton... Zou, une couture devant, une derrière et une à l'entrejambe...



Petit ruban framboise à pois blancs offert gracieusement et sans raison par mon inspiratrice de toujours, j'ai nommé : miss 3 pommes !

La suite, très bientôt... Parce qu'il reste encore deux culottes à transformer ! Merci Mémé !

mercredi 27 janvier 2010

Jouer à Cache-Tache



Les filles ont fait des expériences... Et leur conclusion est irrévocable !! le feutre effaçable, ben, il l'est pas sur le tissu !! (fallait me demander, je le savais ! les garçons ayant testé sur leurs blouses d'école !).
Voilà donc une taie d'oreiller avec un zigouigoui indélébile (hein les débiles ??!!). On notera le souci d'harmonie dans le choix de la couleur du feutre...
L'eau de Javel ? inutile... Le dissolvant ? l'eau oxygénée ? le white spirit ? la rubigine ? le coca ? (on sait jamais, autant tout essayer, foutu pour foutu !!).
Bon, mais la Colchique ne s'avoue jamais vaincue... c'est la fille cachée de la mère Denis et de Monsieur Propre... les taches qui résistent ça l'énervent... sauf que, le feutre effaçable, ça ne s'enlève que sur les ardoises blanches !!!
Alors, il ne restait plus qu'à cacher les délires de l'artiste ! Pas facile de trouver LE tissu qui avait servi à coudre la taie il y a... heu... 6 ans !! sans doute un de mes premiers essais en couture ! (les finitions sont à mourir de rire !)... J'avais aussi cousu un petit sac à dos avec les chutes... et voilà donc la poche extérieure de celui-ci transformée en étoile-cache-tache...
Mère Denis peut dormir en paix... la tache est cachée !

dimanche 24 janvier 2010

GRR en duo

Quand la Colchique a les nerfs en pelote...
Elle tricote...
Pas d'alpaga, de mohair ou d'angora,
pas de laine qui fait des noeuds,
qui coûte cher et qu'il faut laver à la main...

Non non non, du fil 100% Acrylique...
L'acrylique est un animal super chouette
qui ne craint pas l'eau ni le savon
et que les Turcs tondent à volonté pour pas cher...
Pas question d'acheter à la Droguerie, je préfère mon drogué du marché...

Pas de patron, j'aime pas les ordres...
J'avance au pif pour faire mes GRRoins...
Et j'obtiens le résultat escompté,
à savoir deux petites filles réjouies !

vendredi 22 janvier 2010

Oh ben ça alors ? (bis)

Après la petite, au tour de la grande de poser pour Modes et Travaux... qui, ma foi, s'est bien amusée au milieu des plumes blanches et des cerfs au crochet... Une expérience unique, fruit du pur hasard d'une rencontre dans un ascenseur et qui nous laisse deux jolies photos à garder précieusement dans l'album des bons souvenirs...


jeudi 21 janvier 2010

Le retour de la vengeance


Deux petits sacs réversibles pour deux petites soeurs,
dont une petite danseuse qui pourra ranger ses chaussons...

Toujours des petites sueurs froides quand il s'agit de commandes...
J'espère que le résultat sera à la hauteur des espérances...

jeudi 7 janvier 2010

L'âme de fond





Il avait formulé sa demande à plusieurs reprises et j'avais toujours ajourné, trouvant toujours mille excuses qui n'étaient pas de vraies raisons. Le temps a glissé sur lui, laissant des chaussures trop petites et des pantalons trop courts, emportant ses dents de lait et ses fossettes aux coudes. Le temps n'a été qu'usure chez sa compagne de toujours, celle que j'avais achetée très vite après ce jour de la révélation de son identité, l'instant où j'avais posé ma main sur mon ventre en l'appelant par son prénom, comme on enferme un caillou précieux dans un mouchoir brodé... Elle a été de tous les instants, dormant avec moi les derniers mois de l'attente pour s'imprégner de mon odeur autant que de son rôle à venir. Elle a été offerte par le frère devenu grand en quelques heures et déposée dans le berceau pour veiller sur le tout-petit qui, en silence, devenait grand... Elle a essuyé les larmes et quelques pointes de feutre. Elle s'est fait suçoter et tirer les oreilles, croquer les pattes et câliner souvent. Elle a vécu les jours d'hôpital et les autres maladies, connu les siestes à l'école, les colonies de vacances et les maisons des amis. Elle en sait plus que moi sur la vie des secrets quotidiens. Le temps n'a pas glissé sur elle, Quenotte, la souris née vichy bleu ciel qui a changé de costume plusieurs fois. Ses oreilles sont devenues plus petites et son ventre moins rond... Ces derniers temps, je la voyais moins parce qu'elle restait plus souvent dans le lit de celui qui a encore besoin d'elle pour dormir, pour se rassurer, pour affronter les ombres qui dansent sur les murs de sa forteresse... Hier, il me l'a apportée et j'ai mesuré l'urgence. Je savais qu'au-delà des soins à prodiguer sur cette souris loin de la retraite, il y aurait dans mes gestes une façon de lui dire que j'avais oeuvré pour lui, que cette fois mes aiguilles ne s'occuperaient que de lui et que cela aurait autant de valeur qu'un jeu partagé ou une sortie en tête-à-tête... Il était à l'école quand j'ai sorti le vieux pyjama qui avait appartenu à sa première soeur et avec lequel j'avais réparé son ours. J'ai trié les tissus qu'il choisirait à son retour et j'ai commencé à découper soigneusement à la façon d'un chirurgien chaque partie du corps affaibli. J'ai décousu les yeux et le museau que j'avais déjà récupérés une première fois, il y a quelques années... Il a choisi son tissu en me consultant, lui qui a toujours beaucoup de mal à choisir seul et à décider mêmes les choses les plus anodines. Et puis il m'a fait confiance, bien conscient qu'il n'y avait pas d'autre solution que de refaire totalement celle qui ne garderait de ses origines que l'âme qu'il avait mise en elle dès ses premiers jours de vie. Il savait et caressait déjà l'éponge velours qui deviendrait les oreilles, les pattes et la tête... Je n'avais pas terminé à l'heure de rejoindre Morphée alors, comme une invitation impromptue au privilège, il est resté avec nous pour regarder un des films que j'ai reçus en cadeau à Noël, une part de mon enfance un peu décalée, ce genre de souvenirs qu'on aime partager avec ceux qui nous suivent, ce qui devient un héritage autant qu'une culture. Il a été le seul à avoir le droit de veiller et ce privilège lui a soudain murmuré qu'il avait bien la place dont il doute parfois, la place de celui qu'on aime, malgré ses rébellions, une place unique pour quelqu'un de singulier, pas seulement le numéro deux de la fratrie, pas seulement le cadet des garçons... Il a regardé chaque étape. Les points autour des pattes, la couture des oreilles... Il s'est amusé des gags de Monsieur Hulot autant qu'il a savouré le silence du bout du couloir, celui qui racontait le sommeil de ses frère et soeurs. Quand le film a laissé place au générique, il me restait encore quelques points à faire. Alors il a eu droit à un court-métrage... et puis au début de Mon Oncle. Il était près de 23 heures quand il a pu serrer sa Quenotte dans ses bras. Elle n'avait plus rien de commun avec celle qu'elle était le matin-même, si ce n'étaient les yeux et le museau. Et puis cette âme qui fait qu'elle reste celle, la seule, l'unique, qui l'aide à trouver le sommeil, depuis bientôt dix ans...




mercredi 6 janvier 2010

Rayon charcuterie



J'ai failli écrire tout un blabla... et puis non, c'est inutile, les images parlent d'elles-mêmes !

Bon, la Colchique va prendre l'air pendant une bonne semaine.
Ne soyez surtout pas sages !

mardi 5 janvier 2010

Recette de la tablette de chocolat

Prenez le modèle (toujours le même Emma !! ;) ) de la tunique à encolure raglan des Intemporels (cousine germaine ou soeur jumelle de Maud...). Rallongez le bas pour en faire une robe et coupez les manches en laissant environ 6 cm des emmanchures... Bidouillez des poches comme vous voulez si vous voulez (j'ai fait un petit pli creux au milieu pour ce modèle) et zou... vrout vrout, pic pic et tadam !

lundi 4 janvier 2010

Un carré de chocolat ?




La demoiselle avait décidé de se retenir de sourire...
C'est plutôt réussi !
Une petite robe pour occuper une veille de rentrée.
Toujours le même patron...
On ne change pas une équipe qui gagne !
Tissu de chez Toto à 5 € le mètre...
Ouais, j'aime bien me dire que je fais de la concurrence à Tati !

et puis dans la foulée, 5 coussins de chaise qui font peau neuve !
des euros + des euros = la fête à TOTO...


vendredi 1 janvier 2010

Le jeu des sept zerreurs




-"Je me demande comment elle a fait la mère Noël pour trouver les mêmes tissus que nos vêtements... remarque, elle coud bien !"
- "mouais... mais elle a pas cousu tout pareil, moi j'ai pas la broderie sur ma tunique et j'ai des poches..."
- "hmmmm... et moi j'ai des fleurs sur le bas de mon pantacourt et pas ma poupée..."

Moi je dis, c'est louche tout ça ! on leur cache des choses !!

Allez, on met les compteurs à zéro, on change les bobines et c'est reparti pour un tour de 365 jours... Bonne année et tout et tout... et la santé etc...

jeudi 24 décembre 2009

On prend les mêmes...

Et on recommence...
Après avoir changé les cheveux de la brunette Eglantine et refait les yeux... Je lui ai ajouté des implants pour diminuer son front, j'ai arrondi son visage, et refait sa bouche...
Quant à la petite blonde Capucine, j'ai remodelé la forme de son visage et rebrodé sa bouche... Reste un petit souci avec ses yeux un peu trop enfoncés... On va trouver une solution !
Perfectionniste ??? Moi ??? meuh non !

Avant avant...


un peu après...



avant maintenant...




et aujourd'hui !

mercredi 23 décembre 2009

Le touret joué !


Une face vernie et l'autre recouverte de peinture
pour tableau noir pour écrire la phrase du jour,
le menu pour les invités,
préparer les dictées de mots...