dimanche 11 avril 2010

En vrac pour purger l'APN


Pochons pour les invités à l'anniversaire surprise de Marie-Britney


Pochette cadeau pour l'anniversaire de l'amie d'Anne-Diana



des sacs à dos, des sacs-cadeaux


un étui pour l'APN (oui !! on peut prendre son APN en photo !!) de Pierre-Kevin
(même principe que la mini-besace)



Et des vide-ta-poche...

samedi 10 avril 2010

Susanne se marie

Après "Susanne met les culottes de Mémé Gertrude",
voici "Susanne se marie"...
La consigne était : une robe de cortège, simple,
sans chichis, sans froufrous, sans noeud-noeud,
dans les tons orange et gris,
pas trop légère parce que pas pour l'été...

J'ai ajouté des bandeaux pour les filles,
une barrette et des lacets oranges...
J'ai rendu ma copie en tremblant : c'était mon premier cortège...
La maîtresse était contente...
Ouf ! Mais l'élève Colchique n'aime toujours pas l'orange...

Pour trois petites demoiselles d'honneur
(ou d'horreur, selon les goûts !)


Côté Garçons :


J'ai retouché les ceintures après la photo...
Elles étaient trop hautes.

Petite poche au dos des bermudas.
Lin gris de chez Metexco
(5€ le mètre !! adresse dans la colonne de gauche)
et popeline de coton de chez Toto.

Bientôt sur vos écrans "Susanne fait sa première communion".
Tuto des fleurs en tissu en préparation.

********************


Et la dernière blague de Jean-Jason :
- "Mman !!?? on t'a déjà dit que tu ressemblais à Catherine Deneuve quand elle était jeune ? (les filles regardent Peau d'Âne en boucle... euh, monsieur Legrand, je crois que je ne serai jamais fan de votre musique !!)

- Non, on m'a jamais dit ça...

- Ben c'est normal !! hahaha !

- Pffff !

jeudi 8 avril 2010

Saucisse et sardine

Tout commence par un échange de mails, hier soir, vers 22 heures...
- salut Saucisse !
(saucisse, Colchique, pépette, la mère Barth", poulette, Paulette, Jean-Claude... je vous passe les surnoms que je préfère tous !)
- salut ma sardine !
- j'ai envie d'une robe noire, très longue, avec des smocks et des bretelles asymétriques dans une couleur qui pète... tu pourrais me faire ça ?
- ben, oui, je pense... je cherche dans les tiroirs de ma tête le bon tissu et je m'y mets... tu veux un bandeau assorti ?

Quelques échanges de mails, un bout de soirée, une nuit plus une heure plus tard, voici le résultat :




Et puis quand le mannequin* avec tête revient de l'école :
- tiens ? c'est pour qui ?
- c'est pour la fille de La Sardine... tu aimes ?
- oui, ça change !
(euh, ça veut dire quoi "ça change" ???!!! que je fais toujours la même chose ???!!!)



* les mannequins sans tête ont été baptisés les "Marie-Antoinette" par les aînés... la dernière, elle, préfère les appeler les "Marie en toilettes"... c'est bien la fille de sa mère celle-là !!

lundi 5 avril 2010

Des lignes et des ronds


Une petite besace de printemps !
La nouvelle tendance est d'assortir son sac
à ses galettes de chaise de cuisine...
Si si, je l'ai vu dans Germaine Idées !




Quatre poches pour trier le bazar...

On vérifie les raccords...



Et La petite popoche sur le côté
pour le ticket de métro...

dimanche 4 avril 2010

Passion-aimant


J'ai longtemps regardé le temps passer par la fenêtre en me demandant ce que je pourrais bien faire. J'ai grandi avec l'ennui. Ce n'était la faute de personne, c'était moi que rien n'intéressait. J'aimais l'idée de sortir, l'idée de découvrir des lieux et d'autres visages, mais j'aimais avant tout rester dans ma chambre à attendre le jour magique où il se passerait quelque chose, où une étincelle viendrait me donner une envie, un élan, un souffle qui m'anime. J'ai cherché longtemps ce qui aurait pu être une passion, un sujet de conversation intarissable, quelque chose qui me fasse dépasser les besoins les plus élémentaires jusqu'à devenir le seul centre de mes intérêts.
J'ai touché à beaucoup de choses, sans jamais approfondir, abandonnant aux premiers classements, aux premières difficultés, avec un vague sentiment d'échec et les restes matériels de ce qu'il m'avait fallu acheter pour commencer mes premiers pas dans le domaine choisi. Il me reste des bottes, une bombe, un jodhpur et une cravache. Il me reste une paire de chaussons, des pointes et un justaucorps. Il me reste des partitions, pour choeur et piano. Il me reste aussi des kilos de feuilles noircies qui racontent souvent le néant passé sous mes fenêtres...
Et puis, je ne sais comment, je ne sais pourquoi, peut-être parce que l'instinct pousse malgré soi sur les sentiers qui vont nous plaire, j'ai voulu apprendre et découvrir. J'ai rêvé de rubans et de boutons, de tissus et de broderies, avec toujours cette peur de ne pas savoir et de mal faire, avec aussi ce désir pugnace de finir par ne plus trembler en coupant, de coudre droit et de savoir refaire seule un ouvrage observé ou juste aperçu. L'idée du potentiel d'un mètre de tissu m'a toujours fascinée. J'étais adolescente quand ma grand-mère m'a confié son vieux mannequin de couture. J'étais petite fille quand j'ai observé ses gestes experts et assurés, ses aiguilles coincées entre les lèvres, ses mains qui prenaient les mesures, le bruit de ces ciseaux sur le tissu et la magie du résultat final.
J'ai longtemps vécu sans passion, avec pour seul moteur un sacrosaint sens du devoir accompli, laissant aux autres cet élan qui me fascinait, les poussant à ressortir sous la pluie pour une heure de peinture ou un match de tennis, une exposition à ne pas manquer ou un tournoi d'échecs. Désormais, je sais ce besoin presque vital de céder à son envie, cette façon particulière de se couper du monde tout en restant là, mais tellement loin qu'on pourrait croire qu'on se fuit soi-même. Les enfants savent toujours où me trouver, sans jamais me chercher. Ils entendent la machine qui répond à la vapeur du fer. J'aimerais parfois pouvoir me cacher, oublier l'heure et les repas, étouffer ma fatigue et le bruit de la machine pour coudre la nuit, avoir plus de temps et travailler plus vite. Je sais maintenant ce qu'est une passion et je ne connais plus l'ennui qui m'a rongée longtemps.

vendredi 2 avril 2010

Pré-miss et préparatifs






Il était caché depuis des mois, depuis le début de l'automne. Je le savais là, contre le mur, derrière les vêtements de la penderie, derrière les rêves dessinés autour de son anniversaire à venir. Je les savais loin, si loin, cette fin de mars et ce début de printemps. Une fois de plus, j'ai voulu croire que l'urgence ne viendrait pas accélérer nos gestes et que la liste griffonnée dans mon petit carnet bleu suffirait à ranger les semaines dans un ordre qui nous laisserait le temps de travailler sans trembler, sans compter les heures... La semaine dernière, j'ai, pour la dernière fois, évoqué vaguement ce petit lit qui dormait depuis octobre. Il m'a fallu me rendre à l'explosive évidence : je ne pouvais pas m'en occuper, j'avais tellement d'autres nécessités. Alors, c'est celui qui n'aime pas trop bricoler qui a poncé la peinture un peu dorée et mal appliquée, bravant le retour du froid sur le balcon et la pluie parfois battante. De mon côté, j'ai réfléchi, j'ai hésité, à la teinte du matelas et celui de l'édredon. J'ai ressorti tous les morceaux de vieux draps que je garde précieusement sans savoir quoi en faire. Je savais que, pour ce petit lit, pour cette petite fille, je couperai le monogramme que ma mère a brodé avant qu'elle se marie, bien avant, le seul jamais réalisé sur lequel on peut lire les hésitations et quelques maladresses. Je voulais lui rendre la vie et recharger son âme au milieu des voix de petites filles qui jouent à la maman... J'ai vu le lit se déshabiller, le fer apparaître, la peinture se poser. Il a fallu ruser, cacher, anticiper sur les retours d'école, faire les sourds et jouer les muets face à la question redoutée "c'est quoi maman la chose mauve sur le balcon". Il a fallu faire diversion et feindre l'improbable étonnement, répondre "je ne sais pas" avec le plus grand naturel et passer à tout autre chose comme pour déposer un invisible drap sur ce qui avait été mal caché. Et puis, la veille, il n'était plus question d'ajourner une fois supplémentaire. Cette fois, les tissus étaient choisis et j'avais en tête le petit lit qu'elle découvrirait le lendemain, pour son anniversaire, pour ses sept ans, pour cette date qui la mettait en joie, passant bien au-dessus de tout ce qui aurait pu l'atteindre, comme si elle avait décidé que la vie ce jour-là serait plus belle et le ciel plus bleu. J'ai cousu le matelas en lin, puis l'édredon aux deux faces, l'une avec la libellule, l'autre avec le monogramme ; j'ai ajouté le petit oreiller et j'ai terminé par le voile de coton qui descend de la flèche vrillée. J'ai regretté de manquer de temps pour fignoler les détails et les raccords du biais en lin, me répétant qu'après tout, ce n'était que pour une poupée et puis me rappelant aussi que je ne verrais sans doute que les petits défauts pendant les années à venir, pendant la fin de son enfance où le petit lit trônerait dans sa chambre, avant de rejoindre un coin caché, contre le mur de la penderie derrière les vêtements, dans un coin de grenier ou au fond d'une cave. La poupée avait ses doux cheveux blonds et ses yeux noisette. Je l'ai installée sous l'édredon et j'ai souri en imaginant la surprise qui serait sienne en découvrant ce qu'elle n'aurait sans doute jamais imaginé. Je ne sais pourquoi, j'avais la certitude qu'elle serait heureuse. Moi qui doute si souvent, de tout, de moi, des cadeaux que je fais et des surprises que je réserve, cette fois, j'avais la conviction que ce qui attendait le retour de ma plus si petite la ravirait...





jeudi 1 avril 2010

Guten tag

Oui, je sais, c'est le premier Avril. J'avions prévu une vidéo et puis je me suis dégonflée. Pas question de vous faire le coup du "j'arrête mon blog, je suis trop triste mais il faut que je vous quitte, vous me manquez déjà, pleurez bien dans les commentaires". Ce poisson-là, on le connaît par coeur et en plus je ne veux pas vous faire de fausse joie ! je reste !
Je ne vous ferai pas non plus le coup du "je suis enceinte, j'attends des jumeaux, je suis vraiment heureuse !", parce que ce poisson-là ne me ferait pas rire tu tout du tout, parce que même un seul bébé, ce serait un enfant de trop ! Oui, je sais, c'est pas politiquement correct, faut assumer ses choix tout ça mais sans entrer dans les détails, en ce moment, quatre, c'est vraiment le maximum que je puis supporter ! (en fait, même un seul c'est le maximum, mais ça se dit pas ! ah non, vraiment...).
Donc, pas de poisson d'avril... Juste une "poison" d'avril, parce qu'on ne se refait pas !
Alors voilà, j'ai été tagguée, heureusement par quelqu'une qui sait combien j'apprécie cette belle invention qui permet de découvrir tant de choses aussi intéressantes qu'étonnantes ! Cette fois, pas question de dire si je bois du Beaujolais le matin ou si j'aurais voulu être une chèvre, si j'ai la bible sur ma table de chevet (d'ailleurs, j'ai pas de table de chevet, c'est peut-être pour ça que je ne lis pas !) ou que mon deuxième prénom est Marie-Pierre (merci Maman chérie, ça va bien avec la frange !). Cette fois, c'est un tag couleur. Bon. Aidée par les filles qui sont très Barbapapa, j'ai joué à me promener dans l'appartement avec mon appareil-photo et j'avoue, on a bien ri... Ne sachant pas faire de mosaïque et n'étant pas disposée à perdre mon temps à apprendre à en faire, voici en vrac une partie de notre intimité Râse :


Un parfum qui ne sent décidément pas la rose...


la valise en carton de Linda de Souza


un âne... ou un des garçons, je ne sais plus,
celui qui fait pipi sur les plantes vertes
ou celui qui fait des trous dans les murs des toilettes...

du linge à repasser

une très belle danseuse qui ne tourne plus pour cause de ressort
qui n'a pas résisté aux manipulations dou
teuses

une magnifique photo de bonbons

du papier de soi...

Et enfin, le clou du spectacle, Barbie la classe !

Merci ma bonne Etoile, on s'est bien amusé !
Je n'ai pas lu le règlement du jeu (pourvu que Maître Grougnard ne me poursuive pas en justice), mais je crois que je dois tagguer à mon tour et imposer des couleurs à mes victimes. Niark niark ! On va sortir un peu du gris perle, gris touterelle, gris souris et gris bouillage... Les nominées sont :
- madame Maman Champignon avec le marron-cèpe
- madame Zouaves et Chipette avec le vert kaki
- madame DE la Marquise avec l'orange
- madame Pomme pleine de pépins avec le vert popo d'oie (on dit pas caca !)
- madame Coccinelle avec le jaune
- madame Crapouille avec le noir
- madame Silo avec du turquoise

Voilà, les filles ! maudissez-moi allègrement, fouettez-moi en public... et ne jouez que si ça vous amuse ! Sinon, vous pouvez me dire Tag-eule ou Tag-ada-tsouin-tsouin !

lundi 29 mars 2010

Bon vent et belle vie









Je les avais installées toutes les quatre, bien serrées, sur le panier à ouvrages derrière ma machine. L'une après l'autre, j'avais cherché les traits du visage, l'arrondi des joues et la place de la bouche, le contours des yeux et l'implantation de la chevelure. L'une après l'autre avait rejoint son petit promontoire, nue d'abord, en attendant que je choisisse la tenue qu'il fallait. J'avais pris l'habitude de me sentir observée et, en cédant au machinal, je leur lançais des regards réguliers, allant des yeux bleus aux noisettes en passant par les plus foncés qui, décidément, me rappelaient la frimousse de la petite à laquelle la poupée devait ressembler.
Les enfants avaient fait connaissance. Ils savaient mieux que moi que Violette était cette petite brune habillée de pois sur fond framboise et que Thaïs aurait la petite blonde habillée de bleu pour son anniversaire. Je crois avoir un peu traîné sur la fin des préparatifs. Je ne sentais que trop ce partage entre ce qui était convenu et ce que j'osais m'avouer : je m'étais attachée à ces petites poupées faites de rien ou de pas grand chose, d'un peu de jersey de coton et de pure laine vierge, de beaucoup de temps et autant de doutes. J'avais bien souvent eu peur de cette confiance qu'on m'accordait, moi qui ne vois que les défauts, et j'ai failli reculer face au devoir à accomplir. J'ai retrouvé cette angoisse de la copie à rendre et mon envie de céder à l'appel du chemin de traverse pour faire l'école buissonnière. Et puis, sur ma lancée, j'en ai ajouté deux à la petite, toute petite collection, deux poupées qui deviendront des cadeaux d'anniversaire pour mes propres filles, n'ayant pu résister à la déclaration de désir prononcée par celle qui va faire son entrée dans l'âge de raison, celle qui m'avait entendue frémir et soupirer, douter et remettre dix fois sur le métier cet ouvrage à tisser finement. "Ma pauvre maman, quand je pense que tu n'as même pas le temps de coudre des poupées pour TES filles"... J'ai regardé Églantine et Capucine, les toutes premières petites chiffonnées à qui j'avais donné un semblant d'âme et j'ai vu les progrès de mes mains. Il y a encore des détails à affiner, des techniques à peaufiner, et c'est sans doute cela qui me pousse et m'aspire, ce sentiment d'avoir encore à apprendre avant de pouvoir dire que je sais, cet élan qui cherche à faire naître du beau dans un morceau de rien...
Elles sont parties et ne reviendront pas. L'une après l'autre, je les ai glissées dans une boîte, après les avoir regardées une dernière fois avec un mélange de soulagement et de frisson. J'ai croisé leurs jambes, installé leurs bras et déposer une feuille de soie, un peu de moi, avant de poser le couvercle et de le coller généreusement pour assurer leur sécurité. J'ai empilé les boîtes, les unes au-dessus des autres et je suis partie avec ma toute petite qui avait une dernière fois récité les prénoms, des poupées ou des fillettes qui les découvriraient bientôt. J'ai regardé bêtement le mur derrière ma machine et je l'ai trouvé bien nu. Il me faudra m'habituer, elles ne sont plus là pour m'observer avec leur air doux et bienveillant... Pourvu qu'elles fassent de beaux rêves là où on les attend.

dimanche 28 mars 2010

Fête des gosses !


Il était une fois une petite fille qui ne cherchait jamais sa maman parce qu'elle savait toujours où la trouver, entendant le ronronnement de la machine à coudre depuis n'importe quelle pièce de la maison. Elle venait souvent regarder les tissus, ramasser les petites chutes qu'elle enroulait sur son doigt ou qu'elle transformait en ruban pour ses poupées, en bandages pour ses ours, en serviettes pour sa dînette. Elle interrogeait régulièrement sa maman sur ce qu'elle faisait, curieuse de savoir si c'était pour une petite fille qu'elle connaissait. Elle ne comprenait pas comment il était possible de coudre pour un enfant dont on ignore le prénom, dont on ne sait que le tour de taille et la hauteur... Elle donnait souvent son avis sur le choix des tissus, émettant des désirs précis sur ce qui lui ferait plaisir. Toujours, la maman lui répondait "bientôt, je coudrai pour toi", avec la conscience qu'il s'agissait d'une promesse à tenir, absolument. Et puis un jour, cette maman a décidé que le Bientôt était enfin arrivé, que le dimanche devait être une journée consacrée aux envies des enfants, ceux dont elle connaît les prénoms et les traits de caractère bien mieux que les mensurations. Alors, avec sa petite fille, elle a ouvert le grand tiroir aux cent tissus et elles ont choisi ensemble celui qui habillerait ces vacances au soleil qui approchent à grands pas. La maman a couché sa petite pour la sieste en lui chuchotant qu'au réveil, sa tenue serait prête. Elle a prié pour que le sommeil de sa douce dure au moins l'heure et demie habituelle et puis elle s'est mise au travail en souriant à l'idée de la surprise qu'elle préparait et qui réjouirait celle qui avait su se montrer si patiente et jamais jalouse.

Elle cousait le petit ruban mauve quand elle a entendu la porte de la chambre du fond grincer à l'ouverture. Elle a vu sa petite fille arriver, les cheveux dans les yeux, l'air encore tout embrumé de sommeil. Alors, ne pouvant patienter plus longtemps, elle a déplié l'ouvrage pour voir exploser la joie de celle qui avait peut-être oublié dans un coin de ses rêves la promesse de sa maman. Et c'est à ce moment précis que le cher petit ange s'est mis à bouder en lançant les bras croisés : "je voulais une juuuuupe !".
La maman, qui n'en était pas à sa première petite fille, ne montra aucune déception. Elle replia délicatement la robe (que l'aînée trouvait bien plus belle que celle qui lui était destinée, forcément !) et annonça que ce n'était pas grave, qu'elle monterait au huitième étage pour l'offrir à une des croquettes coquettes qu'elle aime beaucoup... que même, elle en ferait une deuxième identique pour qu'il n'y ait pas de jalouse...
A ces mots, la coquine a changé d'avis. Elle a regardé la robe de plus près, jubilant sans doute de la préférence de sa soeur, a déclaré qu'elle avait fait une bonne blague, l'a essayée et s'est mise à son habituel "contrôle qualité", examinant les poches, à droite puis à gauche, et la capacité de "tournage" qui fait d'une robe une jolie robe, trouvant que finalement, elle était très réussie et offrant un grand Merci à sa maman qui se dit qu'après tout, il était presque plus gratifiant de ne pas assister aux réactions de celles pour qui elle cousait !












Tuto de la robe bain de soleil ICI
et Papillons LA