vendredi 16 octobre 2009

Coud double


Petite soirée en vue...
Deux petites robes toutes simples,
pour habiller les demoiselles
(qui ont des penderies vides, mais vides !!!.........)
taillées dans du tissu ultra doux acheté
chez Sonitis, 11 rue de Mulhouse, Paris 2 ème...
Moins de 5 euros le mètre...

jeudi 15 octobre 2009

Sans fausses notes

Pour ses douze ans il voulait :



Pour ses dix-huit, je lui coudrai une voiture !

lundi 12 octobre 2009

Stop model











Petits sacs à bonbons garnis par la demoiselle
et qui ont fait la joie des invités !

vendredi 9 octobre 2009

Deux fois rien




Une petite robe, d'après le modéle
de la tunique à encolure raglan des Intemporels.
Et un petit tablier tout simple,
fermé dans le dos par un simple ruban...
Voici la tenue que la demoiselle portera
pour fêter ses trois ans avec ses amis demain...

Les trois petits boutons sont une idée d'elle...
Et je l'approuve !



jeudi 8 octobre 2009

Ses désirs sont des ordres


Mon filleul rêvait d'une chemise rose...
Qu'à cela ne tienne !

Taillée dans un coupon d'Oxford trouvé à Pékin
et gardé précieusement...

Modèle bidouillé des Intemporels,
avec ajout de pli d'aisance dans le dos et poignets fendus...

Et comme on ne quitte pas la catégorie "Peut mieux faire" comme ça,
il y a un gros défaut... mais je l'ai laissé !

J'espère que le petit monsieur sera satisfait...



mardi 6 octobre 2009

Se tenir à carreaux





Il me tardait de couper le tissu acheté chez Reine...
Petite robe toute simple,
d'après le patron de la tunique à encolure raglan des Intemporels...

Le plus délicat avec l'écossais ? les raccords de rayures et carreaux...
Si un jour je m'offre des étiquettes avec un nom,
ce sera "Peut mieux faire !!"


lundi 5 octobre 2009

Ter repetita


Pour une demoiselle qui voulait
la même trousse que ma demoiselle...
Modèle des Intemporels,
modifié avec un rabat plus court et festonné
et un lin plus épais pour une meilleure tenue...
la preuve en image !








dimanche 4 octobre 2009

Post it

Merci à toutes pour vos petits mots... J'essaie de répondre le plus souvent possible ici-même, n'ayant pas la possibilité d'avoir vos adresses.
Pour celles qui voulaient des renseignements pour les poupées de chiffon : j'achète les fournitures chez Marotte et Compagnie. Il existe des kits complets pour 30 € environ, avec la marche à suivre. Des explications supplémentaires se trouvent ici :

http://www.dancingraindolls.com/files/Wig_instructions.pdf

http://thesilverpenny.homestead.com/freeprojectdollheaddirections.html

http://www.tiptoefairy.com/jointeddollsewalong1.htm

http://www.pummbaeren.de/Puppenkurs1/Schlenkerpueppchen/kopf.htm

Mettre un garçon dans sa poche


Et de deux ! Modèle des Intemporels
en toile d'ameublement Taupe
et doublure en popeline unie gris clair,
avec la poche à l'intérieur
...
Je trouve la lanière un peu courte
(je crois que je "m'a gouré" dans les mesures !!)

mais pas Monsieur mon fils
qui est content de mon travail...
Ouf !

samedi 3 octobre 2009

Sacadeaux

Pour une jeune demoiselle...
Un sac pour son doudou,
une tunique pour elle
et la même pour sa poupée...
J'espère que cela lui plaira !


La petite fleur marque le dos

jeudi 1 octobre 2009

Verdict



Elle a voulu l'essayer, le porter... il lui plaît !

Pli creux et martingale





J'avais immédiatement pensé à elle en voyant le coupon de drap de laine, un gris foncé, tout doux et pas trop épais. Elle ne voulait plus de manteau anglais comme ceux qui ont accompagné ses cinq hivers et même si elle admettait que les martingales avaient du chic, que les plis creux dans le dos étaient élégants, que les cols ronds lui allaient bien, que la longueur couvrait parfaitement ses robes d'hiver, elle semblait déterminée dans son choix. Bien sûr, j'aurais pu lui imposer sans lui demander son avis ou en en faisant fi, comme il m'arrive de le faire, certains matins pour la coiffure ou les vêtements ; mais je voulais, cette fois, prendre en compte son refus qui disait aussi sans doute son envie de ressembler à la majorité des petites filles croisées dans la rue. Quand j'ai vu le drap de laine, je n'ai pas hésité. Il allait parfaitement avec le coupon qui était déjà dans mon sac, le petit écossais mauve avec une rayure grise. J'avais imaginé qu'elle serait contente de mon achat et qu'elle rêverait avec moi de la coupe à lui donner. Mais le tissu ne semblait pas lui plaire autant qu'à moi ; un peu foncé, sans doute. Mais il était doux et chaud, elle en convenait. Elle voulait un manteau court, qui ne soit pas complètement une veste. Elle était d'accord pour la capuche et la martingale, ce qui, je l'avoue, n'était pas pour le déplaire, ajoutant du même coup le petit pli creux dans le dos, rappelant sans le lui dire, les fameux manteaux qu'elle laissait sans peine à sa petite soeur. Elle avait regardé le modèle du livre qui est un peu celui de mon chevet et je lui avais expliqué par le menu les petits détails que j'ajouterais, comme les poches doublées, le bord de la capuche, les manches avec un revers pour rappeler la doublure et les boutons recouverts. Elle avait l'air d'accord mais je n'ai pas réussi à sentir si c'était pour ne pas me décevoir ou si cette idée de veste longue ou de manteau court lui plaisait vraiment. Pendant qu'elle était à l'école, j'ai modifié le patron et coupé le tissu. Je voulais que les poches soient cousues lors de son retour, pour qu'elle voie le mariage des étoffes et qu'elle s'imagine ce qui allait advenir de toutes ces pièces découpées en double et pliées sur la table du salon. Elle a gentiment souri et acquiescé et puis elle est partie jouer... A l'étape suivante, celle de l'essayage, elle ne s'est pas prêtée de très bon coeur. Non pas qu'elle ait refusé mais elle avait hâte d'ôter ce que je lui demandais de porter avec le secret espoir qu'elle voudrait se regarder dans le miroir ou au moins dans le reflet de la vitre, qu'elle se mettrait à tourner ou à caresser ce drap de laine que je ne me lassais pas d'effleurer. Elle avait hâte de jouer et je lui ai laissé son libre envol. Ce matin, lorsqu'elle s'est réveillée, il ne restait que les petits détails à peaufiner. En plaisantant, elle m'a dit qu'il ne lui plaisait pas, qu'il n'était pas doux, qu'elle n'aimait pas la capuche, et je n'ai pas su lire dans ses fossettes si elle jouait à me taquiner comme je le fais si souvent, ou si un fond de vérité tentait d'arriver jusqu'à mon seul désir : celui de lui faire plaisir. J'ai cousu la martingale dans la salle d'attente du médecin et puis l'ourlet sur un banc au parc, profitant d'un soleil encore délicieux qui donnait l'illusion qu'il pourrait hâler les peaux abandonnées par les souvenirs des vacances. Les petites allaient et venaient, jambes nues, soufflant sur leurs bulles, sautant à la corde, jouant sans doute pour la dernière fois avec l'eau de la fontaine en m'assurant qu'elles n'étaient pas mouillées et que tout allait sécher... Point par point, j'ai cousu l'ourlet du bas dans le drap de laine et puis celui de la doublure. Je ne voulais pas entendre le clocher sonner avant d'avoir appliqué le dernier point et coupé le fil du noeud ultime. J'étais contente du résultat, encouragée par une amie qui n'avait pu empêcher sa main de caresser le fameux tissu gris, visiblement séduite par le petit manteau. Une fois encore, la demoiselle a dit en souriant qu'il ne lui plaisait pas. C'est pendant son sommeil que j'ai terminé l'ouvrage. Il est dans le salon, pendu par la capuche, semblant attendre son heure. J'ai recouvert les boutons, ceux du devant et de la martingale. J'ai donné un dernier coup de fer, léger, sur les coutures et la doublure, et j'attends déjà demain avec impatience, pour savoir si elle aura envie de l'étrenner immédiatement, si elle voudra s'admirer, si elle plaisantait depuis le début ou si, vraiment, j'ai cousu un manteau qui ne ressemble en rien à celui de ses rêves...